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“Dune”, un space opéra (d)unique en son genre

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“Dune”, un space opéra (d)unique en son genre

Une image extraite du film “Dune”, avec, de gauche à droite, Dame Jessica (incarnée par Rebecca Ferguson), les Fremen Chani (Zendaya) et Stilgar (Javier Bardem), et Paul Atréides (Timothée Chalamet). © 2020 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved./Courtesy of Warner Bros. Pictures and Legendary Pictures

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Le film Dune, réalisé par Denis Villeneuve (au cinéma depuis le 15 septembre 2021), adapte sur grand écran une œuvre qui occupe une position paradoxale dans l’histoire de la science-fiction. La saga de Frank Herbert est à la fois l’une des plus vendues de l’histoire du genre, tout en étant l’une de ses représentantes les plus iconoclastes. Cette nouvelle adaptation est à son image. 

 

(Attention, cet article révèle une partie de l’intrigue du film)

 

Dune est d’abord un décor. Celui d’une planète désertique, Arrakis, dont les conditions de vie hostiles ne l’empêchent pas d’être très convoitée. C’est en effet là et seulement là qu’est produite l’épice, à la fois carburant unique des voyages interstellaires et, accessoirement, substance mystique aux propriétés psychoactives. Une sorte de pétrole qui aurait les propriétés de la MDMA. L’intrigue de ce space opéra imaginé par Frank Herbert en 1965 suit la famille noble des Atréides, dirigée par le duc Leto (joué par Oscar Isaac). Cette dernière se voit confier par Padishah Shaddam IV, l’« empereur d’un million de mondes », la concession pour exploiter Arrakis. Seul problème, cet astre désertique est déjà sous l’autorité d’une famille rivale, les Harkonnen, seigneurs de guerre brutaux, gouvernés par l’horrible baron Vladimir (Stellan Skarsgård), qui ne comptent pas se laisser voler ce trésor. Il devient d’ailleurs vite évident que cette mission est un piège, tendu par l’empereur et les Harkonnen, pour abattre les Atréides…

 

Une fresque tragique

Le premier élément très singulier de cette histoire est qu’elle est éminemment tragique. Le terme même « Atréides », qui rappelle les Atrides – la lignée réputée maudite d’Agamemnon et de Ménélas chez Homère –, y fait écho. Là où des blockbusters comme Star Wars nous ont habitués à des héros qui renversent les situations les plus désespérées avec peu de moyens, la famille des Atréides court à sa perte. Rien ne semble pouvoir enrayer la conspiration funeste de l’empereur. 

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