Michel Fau. Faune chantant

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Michel Fau. Faune chantant

Capture d'écran du “Récital emphatique”

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Cet article est issu du numéro 89 de Philosophie magazine « Peut-on être heureux sans travailler ? », en kiosque le 23 avril 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Pas un comédien normal », dit Michel Fau de lui-même, en riant. Un clown tragique plutôt qu’un acteur labellisé, en fait. Ce faune chantant fou d’opéra monte à Bordeaux “Dardanus”, tragédie lyrique de Rameau. Il sera à l’affiche d’Un amour qui ne finit pas, pièce de boulevard oubliée, raffinée et mélancolique dont il signe la mise en scène au Théâtre de l’Œuvre, à Paris, dès le 15 mai. Au cinéma dans “L’Échappée. À la poursuite d’Annie Le Brun”, il s’approprie les textes de cette intime de Sade, dont il partage l’insolence.

Quel est votre démon ?

La colère et la fureur. J’étais furieux envers la Terre entière. Je me suis calmé pour ne pas devenir misanthrope.
 

Qui vous met en colère ?

Les gens – pire, les artistes – malhonnêtes avec leur désir.
 

Un combat dont vous êtes fier ?

Un combat qui doit être gracieux : être fidèle à ses fantasmes.
 


 

Quel est votre truc pour corrompre la jeunesse ?

Je dis à mes élèves d’être curieux mais surtout de ne pas perdre de vue qui ils sont.
 

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