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Élections municipales 2026 : les philosophes ont-ils été de bons maires ?

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Élections municipales 2026 : les philosophes ont-ils été de bons maires ?

Jean Lecanuet, maire de Rouen de 1968 jusqu’à sa mort en 1993. © Paul Harle / INA via AFP

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Cet article est issu du numéro 197 de Philosophie magazine « L’Empire, stade ultime du capitalisme ? », en kiosque le 19 février 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

De Montaigne à Aimé Césaire, ils sont quelques-uns parmi les philosophes à s’être essayés à la fonction de maire. Alors que nous nous apprêtons à voter pour les élections municipales, qui se dérouleront les 15 et 22 mars, voici un tour d’horizon de leurs différents types.

 

Médecins, agriculteurs, commerçants… Les élections municipales donnent souvent l’occasion à une multitude de profils de se frotter à la politique. Dans le lot, on retrouve même quelques philosophes que l’on peut classer en quatre catégories.

Jean Lecanuet, plus jeune agrégé de philosophie de son époque… et maire de Rouen

Premier type : le politicien. C’est la trajectoire de Jean Lecanuet (photo), qui a eu Simone de Beauvoir pour professeure. Reçu deuxième à l’agrégation de philosophie en 1942 – il est alors, à 22 ans, le plus jeune agrégé de France –, il enseigne à Douai, puis à Lille. Après la guerre, il se tourne vers la vie publique et se présente à la présidentielle de 1965. Sans succès. Lecanuet se lance alors à la conquête de la mairie de Rouen, sa ville natale, dont il est conseiller municipal depuis 1953. Élu en 1968, il restera en poste jusqu’à sa mort, en 1993. La cité normande devient un fief pour le « roi Jean ». Attentif aux enjeux locaux, Lecanuet compte sur cette assise pour poursuivre, en parallèle, une carrière nationale. Il sera ainsi deux fois ministre sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing.

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