Éric-Emmanuel Schmitt. La vie en rose

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Cet article est issu du numéro 10 de Philosophie magazine « 10 - juin 2007 », en kiosque le 31 mai 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Passionné de théâtre, auteur prolifique, cet éternel optimiste a fait des bons sentiments sa philosophie. Et loue les vertus du « Connais toi-même ».

L’optimisme chevillé au stylo, Éric-Emmanuel Schmitt s’applique à inoculer aux situations les plus sombres une lueur d’espoir. À tel point que son film, Odette Toulemonde, a pris une teinte guimauve que la critique n’a pas manqué de lui reprocher. Il s’en fiche. Conforté par le succès international de ses pièces de théâtre et de ses romans, cela l’amuserait même plutôt : « La bonté n’est pas à la mode », s’esclaffe-t-il. Balayant d’un revers de main l’avis des experts ès littérature, il défend ses couleurs : « Les chroniqueurs d’aujourd’hui aiment parler de la noirceur délectable d’un texte. Quand ils parleront d’un rose délectable, nous serons sauvés. » Les garants du bon goût et autres adversaires du kitsch ne l’impressionnent guère. « À la différence de Diderot, Rousseau a un épouvantable bon goût. Il veut prouver qu’il vaut autant que les autres en matière de culture. Le premier est libre, il n’a pas peur de mêler réflexions triviales et sublimes, anecdotes et philosophie. »

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