Planète / Réchauffement climatique

Eric Klinenberg : “Les canicules sont des tueuses silencieuses et invisibles de personnes silencieuses et invisibles”

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Esplanade de La Défense (92), le 13 juillet 2022. Sur le “Bassin” de Takis, des Franciliens, comme ici Farida et sa chienne Perle, se rafraîchissent alors que la France connait un épisode de canicule

Esplanade de La Défense (92), le 13 juillet 2022. Sur le “Bassin” de Takis, des Franciliens, comme ici Farida et sa chienne Perle, se rafraîchissent alors que la France connait un épisode de canicule. © Olivier Corsan/Maxppp

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Cet article est issu du numéro 161 de Philosophie magazine « Peut-on être lucide et heureux ? », en kiosque le 07 juillet 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Les augmentations de température subites et excessives sont aussi de plus en plus fréquentes. Selon le sociologue américain Eric Klinenberg, elles accroissent les inégalités sociales et spatiales.

 

Les canicules sont-elles des catastrophes naturelles ?

Eric Klinenberg : Les sociologues ont toujours dit qu’il n’y a pas de catastrophe naturelle. Même si la météo est la cause immédiate d’une crise, les lignes de fracture sociales façonnent son impact sur différentes personnes, selon les différents lieux. Cela a toujours été le cas. Mais, aujourd’hui, même la météo n’est pas naturelle. Les êtres humains ont transformé le système climatique de la Terre et les écosystèmes qui nourrissent la vie humaine. La raison pour laquelle nous connaissons – et connaîtrons – des canicules plus longues, plus chaudes et plus fréquentes est que nous vivons sur une planète qui se réchauffe.

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