Société / France

Extension du domaine de la ZOP

Temps de lecture : 3 min

Extension du domaine de la ZOP

© Xavier POPY/REA

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 152 de Philosophie magazine « Sommes-nous si fragiles ? », en kiosque le 26 août 2021. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

De nombreuses mesures adoptées temporairement durant la crise sanitaire se trouvent désormais normalisées. Faut-il craindre que cette « zone d’ossification du provisoire » aille contre l’élan vital, comme le pressentait Bergson ?

 

C’est la rentrée des clas­ses, et une mesure qui a été prise en temps de Covid va être pérennisée. Le 9 juillet, l’Éducation nationale a en effet confirmé la suppression des évaluations communes au baccalauréat. Dès cette année, un contrôle continu s’imposera donc pour 40 % de la note finale à l’examen. Le provisoire devient la règle… à l’école mais dans beaucoup d’autres domaines de la vie. Ce sont les « coronapistes », tracées à Paris à partir de mai 2020, lors du premier confinement, ces voies cyclables venues remplacer la circulation automobile. Ce sont les extensions des terrasses de cafés sur les trottoirs et les places de livraisons, prévues pour durer un automne, réapparues au printemps et finalement implantées durablement sur la voie publique. C’est le télétravail, qui palliait dans l’urgence la désorganisation de l’emploi afin de poursuivre l’activité vaille que vaille, devenu un confort pour beaucoup d’employés, après que les employeurs ont constaté sa productivité. Ce sont les masques que l’on pourrait voir resurgir utilement lors d’épidémies comme celle de la grippe.

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Durée