Facebook, miroir de notre identité ?

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Facebook, miroir de notre identité ?

(cc) jehangreco / Flickr

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Cet article est issu du numéro 15 de Philosophie magazine « 15 - hiver 2007 », en kiosque le 06 décembre 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

À RELIRE. Le réseau social aux 50 millions d’« amis » est un nouveau terrain de « je ». Son organisation étaie la théorie du philosophe Clément Rosset, selon laquelle la personnalité de l’individu n’existe pas en dehors du regard des autres. Démonstration.

En moins de quatre ans, Facebook (trombinoscope, en français) est devenu le sixième site le plus consulté aux États-Unis. En France, près de 400 000 personnes ont déjà rejoint le réseau. Plus ludique et intrusif que les autres « réseaux sociaux », il pourrait être à notre sociabilité ce que Google et Wikipédia sont devenus dans notre rapport à l’information : le symptôme d’une petite révolution.

C’est une légende comme Internet les autorise. En 2004, Mark Zuckerberg conçoit un réseau social, à l’humour potache, à destination des étudiants de Harvard. Chacun est invité à publier une sorte de « CV » mi-professionnel, mi-existentiel, qui permettrait d’être reconnu par ses « amis » du réseau. Trois ans de bouche à oreille plus tard, Facebook (FB) réunit 50 millions de personnes et s’étend trois fois plus vite que MySpace, le premier réseau social mondial. Les politiques s’y pressent, mesurant leur popularité en nombre d’« amis » (42 935 pour Hillary Clinton, 3 488 pour Bertrand Delanoë). Côté investisseurs, Mark Zuckerberg, 23 ans, vient de céder une part minoritaire de Facebook à Microsoft pour 170 millions de dollars. Son site vaudrait 15 milliards de dollars !

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