Société / Sexualité

Faire moins l’amour et en parler davantage pour mieux le faire ?

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Faire moins l’amour et en parler davantage pour mieux le faire ?

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Cet article est issu du numéro 185 de Philosophie magazine « Que puis-je savoir de l’autre ? », en kiosque le 05 décembre 2024. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Une enquête sur la sexualité des Français a été publiée en novembre dernier, qui montre qu’ils privilégient la qualité à la quantité, la découverte à la routine.

 

Âge de la première fois, nombre de partenaires, pratique du cunnilingus… Sortie en novembre 2024 et menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la grande enquête « Contexte des sexualités en France 2023 » entre dans les détails. Les données fournies par des questionnaires menés auprès de 31 518 femmes et hommes de 15 à 89 ans sont comparées aux deux autres enquêtes de ce type, qui datent de 1992 et 2006. On apprend que la manière de faire l’amour est en train de connaître une transformation : non pas quantitative (la moyenne mensuelle des rapports a légèrement baissé) mais qualitative. La vie intime de la population française s’est en effet enrichie d’un panel de nouvelles pratiques : cunnilingus, fellation et pénétration anale ont augmenté pour tous les âges, et tous les genres. Cette exploration a lieu à l’échelle du couple mais aussi à un niveau plus individuel. La masturbation féminine est l’une des (r)évolutions les plus nettes de l’enquête. Là où les Françaises n’étaient que 42,4 % à déclarer s’être déjà masturbées en 1992… elles sont 72,9 % à pratiquer le sexe en solitaire. Que s’est-il passé ?

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