Pays-Bas / Société
Fermer les prisons pour mieux les rouvrir
Prison de Koepelgevangenis (cc) Wikimedia Commons / G. Lanting
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Cet article est issu du numéro 108 de Philosophie magazine « Pourquoi tout peut arriver », en kiosque le 23 mars 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Faute de prisonniers, les Pays-Bas ouvrent les cellules vacantes à de nouveaux “résidents”, notamment à des demandeurs d’asile.
Les portes des pénitenciers seront bientôt closes aux Pays-Bas. En trois ans, dix-neuf prisons sur la soixantaine que compte le pays ont été désaffectées et près d’un tiers des cellules sont vides. Il devrait y en avoir plus de 3 000 libres d’ici 2021. Plusieurs raisons expliquent cette situation extraordinaire. D’abord, une chute significative du taux de criminalité. Ensuite, les autorités adoptent une conception pragmatique de la justice, privilégiant les solutions efficaces à l’enfermement pour des raisons morales. Autrement dit, elles favorisent la réinsertion plutôt que l’incarcération, et les peines alternatives, tel le port du bracelet électronique. Cette politique coûte moins cher et limite aussi la récidive. Si bien que le nombre de prisonniers est en chute libre depuis des années. Non sans « problèmes » logistiques… que beaucoup aimeraient pouvoir se poser, notamment en France où les prisons débordent.