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Francis Wolff : “L’amour passe pour le moins imparfait des moyens de connaître l’autre”
Francis Wolff. ©Julien Faure/Leextra via opale.photo
Arrive-t-on jamais à connaître quelqu’un dans sa totalité ? Non, assure le philosophe Francis Wolff dans notre nouveau numéro, car « on ne peut jamais venir à bout de tous ses attributs ». En revanche, l’auteur du livre Il n’y a pas d’amour parfait (Fayard, 2016) souligne que l’amour porte précisément cette promesse de connaissance parfaite de l’autre : « Pour connaître une personne, il faut d’abord désirer la connaître : être attiré, charmé, fasciné, par elle. L’amour alimente ce désir de la comprendre, cette libido sciendi. »
Dans le grand dossier « Que puis-je savoir de l’autre ? » de ce numéro disponible en kiosque, Francis Wolff livre ainsi un texte fort sur l’articulation entre connaissance et amour. Il estime notamment que l’amour, contrairement à l’amitié, suppose une part d’aveuglement qui autorise de belles surprises : « L’amoureux ou l’amoureuse vit toujours ces surprises comme un cadeau de l’être aimé, un signe de sa liberté, et la preuve qu’on peut toujours jouir de le ou la découvrir comme au premier jour. »