Parcours
Jean-Louis Murat. Touché au cœur
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Cet article est issu du numéro 8 de Philosophie magazine « 8 - avril 2007 », en kiosque le 27 mars 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Zarathoustra le guérit de son mal-être. Nietzsche le convertit à la philosophie. Depuis, le chanteur lit avidement Bergson, Diogène, Spinoza…, pour rattraper le temps perdu.
Loin de son havre de paix auvergnat, Jean-Louis Murat se fait bilieux. À Paris, le chanteur sacrifie une nouvelle fois à la « promo ». Un rituel pour lui toujours plus désolant, après vingt-cinq ans d’une carrière chaotique dans le monde musical. Seul dans cette chambre d’hôtel du Marais, il ne paraît pas tout à fait en dernier poète du rock français ou en pourfendeur de la médiocrité sur les plateaux de télévision. Mais bien, à nouveau, en Jean-Louis Bergheaud, ce jeune fils de paysans du Puy-de-Dôme qui, promis à une place de plombier-zingueur, s’est battu pour aller au lycée. Sans pouvoir poursuivre à l’université. D’emblée, il se met à nu. Comment lui, le « frustré des études », peut-il bien parler de philosophie ? Avec la littérature, elle est pourtant l’inspiration de fond de ses textes exaltant la nature et l’amour courtois.