Questionnaire de Socrate
Julia Kerninon. Point de demi-mesure !
Julia Kerninon. © Philippe Matsas/Opale.photo
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Cet article est issu du numéro 172 de Philosophie magazine « Et si on apprenait autrement ? », en kiosque le 17 août 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Dans Sauvage, roman qui paraît en cette rentrée à L’Iconoclaste et qui fait suite au succès de Liv Maria (2020), on retrouve la marque de l’écriture de Julia Kerninon : une exubérance à la fois délibérée et maîtrisée. Tout est un peu too much, des amours de l’héroïne à la sensualité de la cuisine – l’intrigue se déroule dans les entrailles de restaurants romains –, de l’évocation du quotidien à de tumultueuses péripéties, comme l’ébruitement de la recette secrète de la Sachertorte au début de l’histoire. Mais cette démesure correspond à un projet aussi politique qu’esthétique : porter aux nues la liberté des femmes.
La solitude, vous l’aimez comment ?
À volonté.
L’un des meilleurs conseils qu’on vous ait donné ?
Gertrude Stein : « Si vous ne travaillez pas très dur quand vous avez 20 ans, personne ne vous aimera lorsque vous en aurez 30. »
Mettez-vous quelque chose au-dessus du bonheur ?
Je pense qu’il ne faut rien mettre au-dessus du bonheur, pas même le travail ou l’art. Si vous arrivez à être heureux
assis par terre en mangeant des cerises, vous êtes le moins stupide d’entre nous.
La question que vous aimez poser aux autres ?