Au fil d'une idée

La fête des chimères

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Cet article est issu du numéro 85 de Philosophie magazine « 85 - décembre 2014-janvier 2015 », en kiosque le 27 novembre 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Tête de lion, corps de chèvre (avec sa tête) et queue de serpent, la chimère cracheuse de feu est décrite pour la première fois vers le VIIe siècle av. J.-C. par Homère.
 

La Chimère d’Arezzo, magnifique bronze de l’art étrusque datant de 400 av. J.-C., en est la plus fidèle représentation.


À l’origine du mythe, des flammes s’échappant du site turc de Yanartas, l’antique mont Chimère. Elles sont dues au ruthénium présent dans le sol qui abaisse le seuil de combustion du méthane aux alentours de 40 ou 50 °C.


Les 54 chimères de Notre-Dame ont été sculptées au XIXe siècle par une quinzaine d’artistes supervisés par Viollet-le-Duc.


Pour le philosophe français Jean Buridan, le rôle de la chimère n’est pas de proposer un objet non existant mais un objet impossible : « Une chimère, écrit-il au XVIe siècle, est un animal composé de parties qui ne peuvent être composées entre elles. »

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