Le livre du jour

“La vérité tue”, de Sonia Feertchak

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“La vérité tue”, de Sonia Feertchak

© Philosophie magazine éditeur

« J’avais 9 ans et je venais d’être ensorcelée par les romans d’Agatha Christie. » De l’écrivaine victorienne, l’essayiste Sonia Feertchak parle comme d’une amie. À l’adolescence, la lecture de ses romans l’apaisait à chaque fois qu’elle traversait un épisode mélancolique. L’effet a perduré, ainsi que les relectures. Et, avec le temps, elle s’est forgée une idée pour le moins singulière de l’œuvre de la reine du mystère. 

Dans un essai intitulé La vérité tue, qui vient de paraître chez Philosophie magazine Éditeur, elle propose une lecture totalement neuve des romans d’Agatha Christie, à partir d’un constat très simple : sur 66 romans à énigme, plus de 50 mettent en scène des crimes familiaux ou ont pour cadre une famille. Selon elle, le meurtre est un écran de fumée, un catalyseur qui permet de mettre au jour le véritable sujet de l’écrivaine : la famille.

Entre ressentiments, manipulations, jalousies, humiliations, Sonia Feertchak invoque le concept de « banalité du mal » pour l’interroger sous toutes ses formes, dans le cadre familial. 

Sonia Feertchak présente La vérité tue (Philosophie magazine Éditeur) :

À lire Agatha Christie comme elle n’a jamais été lue, il sera dit de la famille ce qui n’a jamais été dit. Entretien.

Entretien avec Sonia Feertchak
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