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“L’Agence, l’immobilier de luxe en famille” : pourquoi l’émission séduit (et ne révolte pas)

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“L’Agence, l’immobilier de luxe en famille” : pourquoi l’émission séduit (et ne révolte pas)

Visuel promotionnel pour la saison 5 de la série de téléréalité “L’Agence”. © TMC/TF1+

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La saison 5 de l'émission de téléréalité L’Agence vient de débuter sur TMC/TF1+, où elle rencontre un succès croissant. Le programme suit le quotidien d’une agence immobilière qui a pour double particularité d’être une agence familiale, celle des Kretz, et qui se positionne sur le secteur de « l’ultra luxe ». Le téléspectateur se retrouve ainsi embarqué dans un monde hors d’atteinte pour le commun des mortels. Est-ce là pourquoi l’audience suit ?


 

C’est en effet ici que se joue l’intérêt de cette série : comment expliquer l’engouement du public pour des propriétés et des acquéreurs qui flirtent avec l’indécence, la débauche de luxe et de millions, alors que le pays entier se serre la ceinture ou que l’incertitude écologique et politique domine notre panorama ? Quelles sont les raisons de la sympathie pour les tribulations de cette famille, confrontée sans cesse à des demandes toutes plus extravagantes les unes que les autres, de la part de multimillionnaires que plus rien ne semble étonner ni satisfaire ?

Une maison à soi

Le premier ingrédient de la recette repose sur un désir primaire, universel, qu’est l’accès à la propriété. La recherche immobilière est un filon télévisuel qui s’appuie sur la volonté de chacun de posséder un lieu où il aura la prise qu’il n’a pas sur le monde. Quand tout vous échappe, le foncier rassure : il existe un endroit qui m’appartient, que je peux modeler à ma guise, où je serai en sécurité. Dans un monde incertain, le repli sur soi passe par ce besoin d’acquérir un lieu dont on sera le maître, le propriétaire.

“La recherche immobilière est un filon télévisuel qui s’appuie sur la volonté de chacun de posséder un lieu où il aura la prise qu’il n’a pas sur le monde”
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