Nouvelles vagues

L’airfryer, c’est du vent ? La chronique d’Anne-Sophie Moreau

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L’airfryer, c’est du vent ? La chronique d’Anne-Sophie Moreau

©Aditya Saxena/unsplash

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Cet article est issu du numéro 191 de Philosophie magazine « Pourquoi se complique-t-on la vie ? », en kiosque le 03 juillet 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

C’est le nouvel appareil star de l’électroménager, qui promet de frire nos aliments sans matière grasse. Mais, ce faisant, ne signe-t-il pas la victoire de la forme sur la substance ?

 

Une frite non frite est-elle toujours une frite ? Voilà un sujet de dissertation philosophique, qui n’a pas encore été proposé au baccalauréat mais qui occupe les critiques culinaires depuis l’irruption de l’airfryer dans les cuisines. Vous ne faites pas partie des 25 % de foyers français ayant acquis cet appareil star de l’électroménager, dont les ventes ont doublé en 2024 ? Permettez-moi de vous présenter la chose. La « friteuse à air » promet de cuire vos aliments en obtenant un résultat proche de la friture mais sans les baigner dans l’huile. Comment ? Grâce à la chaleur tournante : placés dans une cuve amovible, les ingrédients sont cuits par une résistance électrique surmontée d’un ventilateur. Au fond, l’airfryer n’a rien de révolutionnaire : c’est une sorte de four miniature. Pourquoi séduit-il autant ?

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