Lambert Wilson. Le grand jeu
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Cet article est issu du numéro 137 de Philosophie magazine « 137 - mars 2020 », en kiosque le 20 février 2020. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Il est de Gaulle au cinéma et Kurt Weill à l’opéra. Après avoir joué des comédies musicales, chanté Bernstein et Montand, Lambert Wilson interprète le général dans un film de Gabriel Le Bomin (en salles le 4 mars) et les mélodies du compositeur allemand à l’Orchestre national de Lille (les 4 et 5 mars). Il donne une version symphonique, dirigée par Bruno Fontaine, de cette musique « très familière », qu’il écoutait déjà enfant. Lambert Wilson a imaginé un spectacle qui traverse les frontières, couvrant les trois périodes de Kurt Weill : berlinoise, parisienne et new-yorkaise. Il y dresse le portrait d’un artiste « génial », chez qui le chant appartient aussi aux acteurs, et d’un exilé dont le parcours exceptionnel fascine.
Quel penseur vous accompagne ?
Proust. Je l’ai beaucoup lu, et beaucoup en public. J’aime quand, après des pages et des pages de descriptions mondaines, arrive au débotté un os philosophique.
Quelle question vous tourmente ?
Tout ce qui a rapport à l’infinité du temps me rend fou. Je suis déjà nostalgique du début de cette conversation. Mais cela n’implique ni la vieillesse ni la mort.
Avez-vous peur de la mort ?
Je m’en fiche complètement. Je suis intrigué mais pas torturé.