Japon / Robotique

Le toyotisme est-il un humanisme ?

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Le toyotisme est-il un humanisme ?

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Cet article est issu du numéro 80 de Philosophie magazine « 80 - juin 2014 », en kiosque le 28 mai 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le constructeur automobile japonais remet les ouvriers au premier plan dans l’une de ses usines, pourtant très automatisées. Le signe d’une lutte homme-machine ou d’une nouvelle forme de collaboration ? Le philosophe de la technique Gilbert Simondon y avait déjà réfléchi.

Que se passe-t-il dans l’univers fortement mécanisé de la construction automobile ? Au Japon, bastion de la haute technologie, pays le plus automatisé du monde après la Corée du Sud, la firme Toyota remplace depuis peu les robots… par des hommes. Le mouvement est encore modeste. Il concerne, dans une usine, une centaine de postes de travail. Mais il semble soutenu par le président de Toyota, Akio Toyoda, arrière-petit-fils du fondateur. Selon Mitsuru Kawai, vétéran du toyotisme qui pilote ce projet, il faut « revenir à l’essentiel, améliorer les compétences manuelles ». En effet, « Toyota considère les personnes qui travaillent dans cette usine comme des artisans qui doivent continuer à affiner leur art et leur niveau de compétence ».

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