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L’écologie de la santé

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Graphique-fevrier2018

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Cet article est issu du numéro 116 de Philosophie magazine « Peut-on désirer sans dominer ? », en kiosque le 11 janvier 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Tous mes vœux de bonne santé ! » dit-on en début d’année. Mais qu’est-ce qu’être en bonne santé en 2018 ? La question ne peut manquer de se poser à la lecture du dernier « Panorama de la santé » publié par l’OCDE. La santé n’y apparaît plus comme une donnée médicale attachée aux seuls individus. Elle est une donnée globale, conditionnée non seulement par le mode de vie des personnes, mais aussi par les dépenses que la société consacre à la santé, à l’accès et à la qualité des soins, à l’environnement, aux politiques de prévention contre le tabac, l’obésité, l’alcool… encourageant chacun à adopter de bons comportements. Ce qui a contribué à l’augmentation de l’espérance de vie – plus de 10 ans depuis 1970, 20 ans en Corée du Sud et en Turquie ? Les dépenses de santé, évidemment, mais pas uniquement – sinon les Américains qui dépensent plus de 17,2 % du PIB devraient être en meilleure santé que les Français (11 %). Sont en effet pris en compte le mode de vie et d’alimentation, l’exposition à la pollution ou l’augmentation des études et des revenus, minima en particulier, qui permettent de ne plus renoncer aux soins en cas de besoin. Concrètement : « Une progression de 10 % de la couverture de l’enseignement est associée à un gain de 3,2 mois d’espérance de vie, tandis qu’un accroissement de 10 % du revenu par habitant est associé à un gain de 2,2 mois d’espérance de vie », affirme le rapport. 

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