Cinéma

Les films du confinement : un récit de soi

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Les films du confinement : un récit de soi

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Depuis le début du confinement, la Cinémathèque française a reçu une centaine de courts-métrages. Vidéos scénarisées ou non, de professionnels, d’amateurs ou d’étudiants en cinéma, ces courts sont autant de « Lettres de cinéma », réunies dans une galerie en libre accès. Contemplatifs ou militants, existentiels ou humoristiques… ces témoignages venus du monde entier offrent un tableau impressionniste de l’expérience du confinement. On y voit, entre autres, un jeune vidéaste anglais plongé dans ses considérations sur le temps qui passe, un hommage au fusain au personnel soignant, ou encore une fiction où, au terme d’un confinement qui n’en finit pas, les animaux sauvages ont pris possession de l’Île Saint-Louis. Le projet prend ainsi l’apparence d’un journal du confinement collectif, où chaque voix singulière, associée aux autres, contribue à dessiner le récit d’une expérience que nous avons tous partagée.

Les Lettres de cinéma se présentent comme une démarche à la fois thérapeutique et féconde, qui met en œuvre ce que Paul Ricœur appelle « l’identité narrative » : s’approprier l’évènement et le mettre en récit permet de se forger une identité nouvelle, aussi bien, ici, individuelle que collective. Bonne séance !

Comment se raconter sans se la raconter, avec Paul Ricœur