En résumé
Les preuves de l’existence de Dieu
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Cet article est issu du numéro 79 de Philosophie magazine « 79 - mai 2014 », en kiosque le 24 avril 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Saint Anselme (1033-1109)
Moine bénédictin et théologien, il est passé à la postérité en proposant une première version de ce que Kant appellera « l’argument ontologique ». « Rien ne se peut penser de plus grand » que Dieu, soutient Anselme dans son Proslogion ; or cette grandeur suprême « ne peut être seulement dans l’intellect », car cette restriction serait une forme de privation ; donc Dieu, « plus haut que tout », doit aussi exister dans la réalité.
Thomas d’Aquin (1225-1274)
Figure de la théologie rationnelle, il adopte une démarche a posteriori : les preuves de l’existence de Dieu – Thomas en dénombre cinq dans sa Somme théologique – procèdent des effets, lesquels font remonter à la cause. Notamment, pour qu’il y ait du mouvement, il faut un premier « moteur immobile » ; de même, comme le monde obéit à un ordre régulier, « il faut donc que quelqu’un dont la providence gouverne le monde soit » (Dieu).