France / Justice
Loi intégrale, protéger et punir
Manifestation devant le ministère de la Justice à Paris, en hommage à Lyhanna et contre les violences sexuelles envers les mineurs, le 22 juin 2026. ©Henrique Campos/Hans Lucas via AFP
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Cet article est issu du numéro 201 de Philosophie magazine « Le sentiment océanique. Peut-on faire l'expérience de l’infini ? », en kiosque le 10 juillet 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Après la mort de Lyhanna, début de juin, l’idée d’une loi intégrale pour protéger les femmes et les enfants a fait son chemin. Elle sera présentée à l’Assemblée en septembre. Mais que recouvre-t-elle?
Depuis la découverte du corps de Lyhanna, 11 ans, après qu’elle a été victime de viol et de meurtre, l’émotion ne faiblit pas. Son agresseur présumé avait en effet été plusieurs fois signalé par d’autres fillettes pour des faits d’agressions similaires – l’une des enfants dénonce même une cinquantaine de viols. L’homme n’a tout simplement pas été auditionné par des enquêteurs. Fait divers résultant de défaillances ponctuelles ou révélateur du fonctionnement de la justice en matière de violences sexuelles? Le débat fait rage entre le ministre de la Justice qui cherche à pointer des responsabilités individuelles et les associations féministes et de défense des droits des enfants, qui réclament une révolution législative globale à travers une « loi intégrale ».