Méritocrate, cavalier seul, machiavélique ou pur?

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Cet article est issu du numéro 76 de Philosophie magazine « Peut-on être honnête et réussir ? », en kiosque le 23 janvier 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Vous avec répondu au test “Pur ou dur?” Un rapide repérage vous permet de vous situer parmi quatre profils. Chacun d’entre eux correspond à un choix philosophique bien précis.

 

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Le méritocrate

Vous considérez que le monde est (à peu près) bien fait et vous agissez sans complexes pour le rendre (un peu) meilleur. Vous essayez donc d’être le plus honnête possible, de suivre des règles communes et demeurez persuadé(e) que votre action a un sens, et même une utilité, pour vous et pour les autres. Comme le philosophe grec Aristote (384-322 av. J.-C.), vous pensez que la vertu consiste à vous tenir loin des excès, à choisir la juste voie entre les extrêmes, à viser l’excellence. Vous vous voulez avisé(e), prudent(e), mais actif(ve). Comme lui, vous considérez que le monde possède une sorte d’ordre immanent, qui donne du sens à notre appartenance à l’univers, mais qu’il faut sans cesse améliorer. Non seulement on peut être honnête et réussir, mais il faut l’être pour progresser dans son travail, être heureux en amour, se sentir bien avec autrui. Bref, vous croyez à l’amélioration des choses par une sagesse pratique. Dans une période de trouble et de doutes, vous avez foi en l’avenir. C’est votre force. Attention, toutefois, à ne pas tomber dans la naïveté. Ne surestimez pas votre puissance d’action ni la bonté du monde. Tiens, lisez un peu de Balzac, qui exalte les valeurs morales et admire les justes, mais qui passe son temps, dans sa Comédie humaine, à décrire des salauds qui réussissent et des bons qui échouent… Être un héros, de nos jours, est peut-être moins facile que du temps d’Aristote.

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