Nature
"Méthode Miyawaki" : des forêts originelles pour reverdir nos villes ?
L'implantation d'une forêt de type Miyawaki sur la promenade de la Doller à Mulhouse. 03/03/2021. © Darek Szuster/L’Alsace/Maxppp
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Vous en avez peut-être déjà entendu parler. Les projets de micro-forêts plantées selon la « méthode Miyawaki » se multiplient dans l’Hexagone. De quoi s’agit-il ?
La « méthode Miyawaki » doit son nom à Akira Miyawaki (1928-2021). Ce botaniste japonais a montré, à travers différentes études, que les essences d’arbres des forêts nippones que l’on croit autochtones – les cyprès, le mélèze, et surtout les pins – ne le sont en fait pas. Leur prolifération est la conséquence, directe ou indirecte, d’une action anthropique (introduction de nouvelles essences, acclimatation, sylviculture, etc.).
Pour se faire une idée de l’allure des forêts originelles, il faut porter son regard sur les bosquets sacrés (Chinju-no-mori) qui entourent les temples et les cimetières, et ne représentent plus qu'une infime minorité (moins de 1 %) des forêts japonaises. Dans ces bois « authentiques », on trouve une tout autre végétation : des chênes, des châtaigniers, etc. Tout le projet de Miyawaki consiste, dès lors, à restaurer des espaces boisés en accord avec la « végétation naturelle potentielle » (celle qui aurait prospéré en l’absence d’activité humaine).