Nathalie Sarthou-Lajus: “S’ouvrir à l’infini pour mieux se décentrer”
La Terre d'un diamètre de 12 756 km © Nasa
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Cet article est issu du numéro 86 de Philosophie magazine « 86 - février 2015 », en kiosque le 15 janvier 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
« Cette ouverture sur le cosmos relance le questionnement métaphysique sur l’origine de la vie et son devenir. Religion et science ne s’opposent pas mais peuvent se rejoindre dans cette contemplation du cosmos, à travers un sentiment mêlé d’effroi devant la petitesse de la Terre et d’émerveillement devant la complexité de l’Univers. Nous savons depuis la Renaissance la place relative de l’homme sur Terre et dans l’Univers. Il n’est qu’un maillon dans ce grand ensemble de la Création.
Ce portfolio permet de sortir de la représentation d’un humanisme un peu sommaire, trop centré sur l’homme et sur ses performances, à l’origine d’une forme de démesure des Modernes et d’une exploitation destructrice des ressources terrestres. J’aime penser que l’Univers est comme un grand organisme vivant d’une extraordinaire complexité, où chaque élément participe à l’équilibre de l’ensemble. Ces images nous montrent cette complexité physique et esthétique. Tout ce que les physiciens découvrent, ou pourraient découvrir, comme la vie extraterrestre, nous dévoile un peu plus ce délicat enchevêtrement cosmique.