Technologie
Peter Thiel, le milliardaire libertarien qui déteste l’intelligence artificielle
Peter Thiel en 2016. © Andrew White/The New York Times/Redux/Réa
C’est un petit événement, aux États-Unis : The Contrarian: Peter Thiel and Silicon Valley’s Pursuit of Power (Bloomsbury), la première biographie de Peter Thiel, milliardaire fondateur de PayPal, vient de paraître. L’ouvrage fourmille d’anecdotes. Saviez-vous, par exemple, que Thiel avait été l’élève du philosophe René Girard à l’université Stanford ? Moins étonnant, il est surtout un lecteur passionné de la philosophe libertarienne Ayn Rand, chez qui il puise une partie de sa conception du numérique : d’un côté les « centralisateurs » qui, à grand renfort d’intelligence artificielle (IA), veulent faire de la « tech » un instrument de contrôle politique ; de l’autre, les « décentralisateurs » adeptes comme lui des cryptomonnaies, qui voient dans le numérique un instrument au service de la liberté. Cette citation lapidaire résume sa pensée : « Crypto, c’est libertarien ; l’intelligence artificielle, c’est communiste ». L’opposition est-elle aussi binaire et tranchée ? Pas sûr… Analyse.