Peter Thiel. Un pessimisme visionnaire

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Peter Thiel. Un pessimisme visionnaire

(CC BY 2.0) Dan Taylor / Heisenberg Media

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Cet article est issu du numéro 94 de Philosophie magazine « La nature a-t-elle toujours raison ? », en kiosque le 22 octobre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Il a étudié la philosophie à Stanford et a notamment suivi les cours de René Girard, avant de devenir l’un des entrepreneurs les plus influents de la Silicon Valley. Cofondateur de PayPal, il fut le premier à investir dans Facebook et préside aujourd’hui le fonds d’investissement Clarium Capital. Sur le plan intellectuel, il se revendique du libertarisme. Il nous raconte sa découverte d’Ayn Rand et admire la justesse de ses intuitions, qui éclaire des phénomènes aussi divers que la ruine de Détroit ou le développement de la piraterie.

L’année ayant suivi sa parution, en 1957, La Grève (Atlas Shrugged) s’est vendue à 70 000 exemplaires. Depuis la crise financière de 2008, il s’en est écoulé 500 000 par an. Cet ouvrage paru il y a cinquante ans a vu ses ventes multipliées par sept, dans un pays dont la population n’a même pas doublé.

Si l’œuvre d’Ayn Rand ne cesse de faire des émules, elle a toujours suscité la critique. Aux yeux de certains, Rand est le mal incarné. Aujourd’hui encore, elle suscite soit une admiration aveugle, soit une franche détestation.

«Comment le “romantisme” que revendique Ayn Rand, résolue à montrer l’homme tel qu’il devrait être, lui permettrait-il de décrire le monde tel qu’il est, de manière objective?»

Peter Thiel

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