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Pour ou contre la géo-ingénierie ?

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Pour ou contre la géo-ingénierie ?

© Rafael Garcin/Unsplash

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En janvier 2022, dans une lettre ouverte, seize chercheurs d’envergure se sont fermement opposés à la géo-ingénierie, qui vise à contrôler le climat via la technologie. À peine cinq mois plus tard, en mai, elle est sérieusement envisagée par un groupe de hauts dirigeants missionnés pour trouver des solutions visant à réguler le « dépassement climatique ». Quels sont les arguments des uns et des autres ?

 

Faire la pluie et le beau temps de la planète. C’est ce que promet la géo-ingénierie, un terme qui regroupe les technologies visant à manipuler le climat afin de corriger les effets du réchauffement climatique. Elle comprend des méthodes très variées comme la propagation du fer dans les océans pour y stocker le CO2, installer un parasol spatial géant au-dessus de la planète, ou encore injecter du dioxyde de soufre dans l’atmosphère afin de diminuer le rayonnement solaire. Cette technique apparemment la plus sérieuse est inspirée par l’hiver volcanique qui a succédé à l’éruption du volcan Pinatubo en 1991. Elle a pour effet de réfléchir une partie des rayonnements solaires dans l’espace.

Toutes ces solutions vont être discutées par la Commission mondiale sur la gouvernance des risques liés au dépassement climatique, dont la première rencontre s’est tenue le 17 mai 2022, dans le cadre du Forum de Paris sur la Paix. « Nous devons considérer la géo-ingénierie », a affirmé Pascal Lamy, président de cette commission et ancien directeur de l’OMS. Selon lui et les seize hauts dirigeants des pays du Nord et du Sud qui composent ce groupe (chefs d’État, anciens ministres et diplomates), il faut urgemment réfléchir à des solutions techniques pour lutter contre le dérèglement climatique.

Mais tout le monde n’est pas d’accord avec cette idée. Un autre comité, lui aussi composé de 16 personnes – des chercheurs et des scientifiques – a préconisé à l’inverse « un accord international de non-utilisation de la géo-ingénierie », dans une lettre ouverte parue en janvier 2022. Contre ces dirigeants qui estiment que nous n’avons plus le choix, les chercheurs s’inquiètent quant aux risques que présentent de telles manipulations climatiques. Voici les arguments de ces deux groupes étayés philosophiquement.

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