Ethnomythologies

Puff. Jeunesse dans les vapes

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Puff. Jeunesse dans les vapes

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Cet article est issu du numéro 165 de Philosophie magazine « La question woke », en kiosque le 01 décembre 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Peu chère, parée de couleurs vives et d’arômes fruités, cette cigarette électronique jetable séduit les adolescents, voire les enfants. Malgré sa nocivité avérée, le tabac s’empare encore et toujours des corps et des esprits. Manœuvre marketing ou revanche divine ?

 

Que fumiez-vous lorsque vous aviez 13 ou 14 ans ? Moi, c’étaient des P4, cigarettes de piètre qualité pour fumeur fauché, vendues en paquets de quatre à un prix modique – 18 centimes… de franc ! Elles ont été retirées du marché en 1970, car elles facilitaient l’accès des enfants au tabagisme.

Aujourd’hui, les adolescents fument des « puffs » ! En anglais, le mot puff signifie « bouffée », l’équivalent de notre argot « taffe », celle que l’on tire d’une cigarette, surtout lorsqu’elle est partagée. Aujourd’hui, « puff » est aussi le nom d’une nouvelle cigarette qui a fait irruption en 2020. Portée par des vidéos sur Instagram et TikTok, la « puff » (avec, pour slogan : « Essaie, c’est trop bon ! ») a envahi les cours de récréation et les sorties des collèges et des lycées. Il faut dire que les fabricants de tabac ont mis le paquet pour séduire les enfants. Il paraît que British American Tobacco, deuxième acteur mondial sur ce marché, a dépensé 1,16 milliard de dollars pour une campagne de publicité sur les réseaux sociaux.

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