Hors-série 26, été 2015, en kiosques le 9 juillet 2015

Nietzsche. L'antisystème

Temps de lecture : 2 min

Nietzsche. L'antisystème

Cet article est réservé aux abonnés.

Il y a 130 ans, le « marteau » nietzschéen tombait sur les « préjugés moraux » de son temps : le bien et le mal, le vrai et le faux, le juste et l’injuste… voilà les valeurs dont le philosophe allemand a fait la généalogie pour mieux les dynamiter et dont nous contemplons aujourd’hui les débris. Car Nietzsche s’adressait bien à nous par dessus un siècle, quand il décrivait ces « derniers hommes », qui prennent « un peu de poison de temps à autre, cela donne des rêves agréable. Et beaucoup de poison pour en finir afin d’avoir une mort agréable. » Et pourtant, nous dit Clément Rosset, c’est lui aussi qui « nous invite à jeter sur le tragique lui-même un regard joyeux ». Démonstration en six étapes.

Le nihilisme

Pour Nietzsche, le « nihiliste est un homme qui juge que le monde tel qu’il est ne devrait pas exister et que le monde tel qu’il devrait être n’existe pas » : Il exprime une vie qui a peur de la vie. Et une philosophie qui s’écroule, souligne Mehdi Belhaj Kacem « tel est le nihilisme : les fanfares grandiloquentes de la métaphysique qui nous promettaient l’éternité et l’immortalité  rubis sur l’ongle, nous ont menti. »

La morale à coups de marteau

« On sait, écrit Nietzsche, ce que j’exige du philosophe : qu’il se place par-delà "bien" et "mal" - qu’il soit au-dessus de l’illusion du jugement moral ». Et ce faisant qu’il se mette en situation de comprendre avant de juger car, souligne Raphaël Enthoven « être Nietzschéen, c’est dire « oui » avant de dire « non ». 
Cet article est réservé aux abonnés