France / Écologie

Pyromanes : les terroristes de la crise climatique

Temps de lecture : 3 min

Pyromanes : les terroristes de la crise climatique

©Ayush Kumar/unsplash

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 202 de Philosophie magazine « Comment trouver les mots justes ? », en kiosque le 20 août 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Lorsque la pulsion pyromane rencontre des forêts toujours plus inflammables, ce trouble psychiatrique devient une menace collective.

 

Et soudain, le ciel s’embrase, et le monde part en fumée dans un tourbillon de flammes et d’étincelles. Ce spectacle a toujours fasciné les humains. Certains ne se remettent jamais de ces visions au point de chercher à les déclencher : ce sont les pyromanes. L’un d’eux, pompier volontaire, a avoué avoir volontairement allumé un feu qui a participé au ravage des 2 200 hectares de la forêt de Fontainebleau en juillet, réduisant la faune et la flore en cendres. Pourquoi avoir exterminé le vivant ? Pour rien, ou presque. Car, à l’inverse de l’incendiaire qui déclenche un feu pour des raisons instrumentales – défendre une cause, se venger, frauder l’assurance –, le pyromane agit sans aucune raison, si ce n’est le plaisir pulsionnel, la décharge, que déclenche en lui l’embrasement. Ce trouble psychiatrique complexe, nommé à partir du grec pûr (« feu ») et mania (« folie »), est souvent cumulé avec d’autres types de dépendance. Il concerne environ 1 % de la population, majoritairement des hommes de moins de 35 ans. Sur les 10 % d’incendies volontairement déclenchés chaque année, environ 3 % d’entre eux relèvent de ces pyromanes. 

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Mal