Pop culture
“Seinfeld”, l’air de rien
Jerry Seinfeld et George Costanza (Jason Alexander), dans la saison 1 de la série “Seinfeld”. © FR_tmdb
« Vous savez pourquoi nous sommes ici ? Pour être dehors. Être dehors, c’est ça... et c’est l’une des expériences les plus agréables de la vie. » Sur ces mots de l’humoriste Jerry Seinfeld, qui prennent aujourd’hui un écho nouveau, près de deux ans après le début de l’épidémie de Covid-19, s’ouvre dans un club de stand-up l’épisode pilote de la série Seinfeld, diffusé le 5 juillet 1989.
Produite par la chaîne NBC, la sitcom fait l’objet, depuis le début du mois d’octobre, d’une distribution exclusive sur Netflix pour un montant estimé à plus de 500 millions de dollars. L’occasion de renouer, le long de cent quatre-vingts épisodes, avec les aventures new-yorkaises de Jerry et ses amis George Costanza, Elaine Benes et Cosmo Kramer, qui aboutirent au printemps 1998 à un épisode final vu par plus de 34 millions d’Américains. Pendant neuf ans, Seinfeld a captivé l’Amérique, et le monde, en parlant... de rien. Mais un rien éminemment philosophique, qui a valu à cette « série sur rien » des comparaisons avec Platon et Nietzsche.