Sept conceptions de l’amour
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Cet article est issu du numéro 91 de Philosophie magazine « Comment ne pas passer à côté de sa vie ? », en kiosque le 02 juillet 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Platon (v. 428-v. 348 av. J.-C.)
Dans le Banquet, une étrangère, Diotime, initie Socrate aux mystères de l’amour : magicien et mendiant, Éros est fils de Poros (la ressource) et de Pénia (la pauvreté). De l’amour des beaux corps à l’amour des belles âmes, le désir amoureux est un élan vers le monde des Idées. Car celui qui est « arrivé au terme suprême des mystères d’Éros apercevra soudain quelque chose de merveilleusement beau par nature » : le Beau en soi.
Saint Paul (v. 5-15-v. 62-67)
« S’il me manque l’amour, je ne suis rien », écrit l’apôtre du Christ dans la Première Épître aux Corinthiens. Dans la conception chrétienne, l’amour correspond au terme grec agapè, qui désigne la générosité, la bonté, la charité envers son prochain : il faut s’aimer les uns les autres, car Dieu est amour. Saint Paul est aussi l’un des premiers à prôner le mariage d’amour : « maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église ».