Sept conceptions du courage

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Cet article est issu du numéro 84 de Philosophie magazine « 84 - novembre 2014 », en kiosque le 23 octobre 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Sénèque (v. 4 av. J.-C.-65)

« Tirons notre courage de notre désespoir même », préconise le philosophe stoïcien dans les Questions naturelles : l’infortune n’est pour le sage qu’une occasion d’exercer son courage comme arme contre les représentations qui troublent l’âme. Serein face à la mort, alors qu’il a été injustement condamné, Socrate est pour les stoïciens l’incarnation du courage (l’une des quatre vertus cardinales avec la prudence, la tempérance et la justice).
 

Descartes (1596-1650)

Pour Descartes, le courage ne se décide pas ; il se ressent, puisque c’est une passion subie par l’âme, lorsqu’elle est obnubilée par « l’exécution des choses qu’elle veut faire, de quelque nature qu’elles soient ». La volonté ne peut agir qu’indirectement sur notre courage, par l’intermédiaire d’un jeu de représentations nous persuadant « qu’on aura de la gloire et de la joie d’avoir vaincu » et « du regret et de la honte d’avoir fui ».
 

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