Société / Consommation
Vin sans alcool : la boisson vertueuse ?
© Ramakant Sharda/Unsplash
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 176 de Philosophie magazine « Comment prendre la bonne décision ? », en kiosque le 11 janvier 2024. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
En plein dry january et alors que les produits sans alcool gagnent du terrain, le marché du « sans », comme l’analyse la philosophe Mazarine Pingeot, constitue la dernière ruse de la société de consommation.
Avec son bouchon à vis et la mention « alcohol free » inscrite sur l’étiquette, le vin sans alcool n’est pas forcément une expérience très agréable pour l’amateur de jus de la treille. Ce produit vinifié, puis débarrassé de son alcool, ne ressemble ni à un jus de fruits ni à un vin traditionnel. Ses parfums et ses saveurs sont nettement moins riches que ceux d’un bon vin et en surprendront plus d’un. Reste que le marché mondial du « no-lo » (pas ou peu l’alcool) progresse fortement. Il a dépassé 11 milliards de dollars en 2022 et a augmenté de 7 % dans plusieurs contrées du monde, dont la France et l’Allemagne. Le mois de janvier sans alcool devrait encore favoriser sa consommation, surtout chez les plus jeunes, moins rétifs que leurs aînés.