Le sens de l’histoire

11 novembre : trois textes essentiels d’Alain sur la Grande Guerre

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Vosges, avril 1915. Des soldats du 23e régiment d’infanterie posent dans un abri de fortune fait de branches de pin

Vosges, avril 1915. Des soldats du 23e régiment d’infanterie posent dans un abri de fortune fait de branches de pin. © Frantz Adam/AFP

Le 11 novembre célèbre le jour de l’armistice de la Grande Guerre, en 1918. Durant ce premier conflit mondial, près de 9 millions de soldats ont perdu la vie, parmi lesquels des écrivains célèbres, mais aussi des philosophes. Le penseur Alain, de son vrai nom Émile-Auguste Chartier (1868-1951), en a réchappé. Mais il a été marqué à jamais par cette expérience.

Quand la guerre est déclarée, à l’été 1914, Alain s’engage avant même d’avoir été appelé, pour soutenir ses camarades. Démobilisé en 1917, il restera durablement meurtri par son expérience, comme en témoigne son œuvre, marquée par un profond pacifisme et la critique de la montée des fascismes. Pour commémoration, en ce jeudi 11 novembre, nous avons sélectionné trois textes saisissants du philosophe, tirés de Mars ou la guerre jugée (1921), dont la pertinence et la puissance restent intactes.

11 novembre : la Grande Guerre vue par Alain
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