Carolyn Carlson : « L’espace alors s’agrandit et le temps s’allonge »

Temps de lecture : 4 min

Carolyn Carlson : « L’espace alors s’agrandit et le temps s’allonge »

Carolyn Carlson dans Dialogue avec Rothko © Yoshi Omori

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 70 de Philosophie magazine « 70 - juin 2013 », en kiosque le 30 mai 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Chorégraphe, Carolyn Carlson conçoit la danse comme un saut dans l’inconnu : là où la pensée, l’imagination, la liberté prennent enfin corps.

 

Entre la philosophie et la danse, son corps balance. Silhouette d’étoile et hauteur de vue, Carolyn Carlson franchit le pas lorsqu’elle rencontre son maître, le chorégraphe américain Alwin Nikolais. Elle choisit la danse mais n’abandonne pas la philo. La poétique de l’espace organise sa géographie intérieure : « Depuis ma rencontre avec Nikolais, je vis avec l’idée que nous vivons au centre d’un cercle qui comprend quatre pôles : le présent, le passé, moi et les autres. Ces orientations nous donnent une place dans l’univers, nous localisent. Dans sa Poétique de l’espace, Gaston Bachelard découvre, lui, dans l’imagination une faculté créatrice qui révèle des aspects inconnus du réel. Je retrouve dans ces intuitions les ressorts de la création chorégraphique. » Ses ressorts ? La perception et l’improvisation.

Dates clés

  • 1943 Naissance à Oakland (Californie, États-Unis)
  • 1965 Soliste dans la compagnie d’Alwin Nikolais, à New York
  • 1974 Chorégraphe-étoile au Ballet de l’Opéra de Paris et fondatrice du Groupe de recherches théâtrales de l’Opéra de Paris (GRTOP)
  • 1983 Crée Blue Lady au théâtre de La Fenice (Venise, Italie), qu’elle dirige
  • 1999 La compagnie Carolyn Carlson emménage à l’Atelier de Paris, à La Cartoucherie (Vincennes)
  • 2004 Directrice du centre chorégraphique national de Roubaix
Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Dualisme FacultéVie