D’autres conceptions de l’éducation
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Cet article est issu du numéro 80 de Philosophie magazine « 80 - juin 2014 », en kiosque le 28 mai 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Platon
v. 428-v. 348 av. J.-C.
La République traite de la formation des gardiens-philosophes, seuls à même de gouverner la cité idéale. Initiés à des vertus telles que le courage, ils reçoivent aussi un enseignement scientifique. Mais le but ultime de l’éducation tient à une conversion du regard : comme dans l’allégorie de la caverne, il s’agit de se détourner du monde sensible, source d’erreur, pour contempler les « Formes » intelligibles – avant tout la Forme du Bien.
Érasme
v. 1469-1536
« L’homme ne naît pas homme, il le devient »… via l’éducation. Le grand humaniste de la Renaissance plaide pour une éducation « libérale » qui affranchit des instincts naturels. Cela passe par l’apprentissage du grec et du latin, ainsi que par la fréquentation des classiques de l’Antiquité. Insistant sur la dimension intellectuelle, la pédagogie érasmienne reconnaît également la nécessité de s’adapter aux spécificités de l’enfant.