Ed O’Brien. Après la nuit
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Cet article est issu du numéro 139 de Philosophie magazine « 139 - juin 2020 », en kiosque le 13 mai 2020. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Guitariste rythmique de Radiohead, Ed O’Brien est le socle sur lequel s’appuient les audaces du plus grand groupe de rock actuel. Un socle bien malmené puisque, si le musicien a été parmi les premiers artistes à avoir contracté le Covid-19, il a également connu la dépression. Une maladie et une « traversée de la nuit profonde de l’âme » dont « EOB » est aujourd’hui remis. En témoigne son premier album solo, Earth (Capitol Records), inspiré par ses préoccupations spirituelles et qui met, enfin, cet homme de l’ombre en pleine lumière.
Que retenez-vous de votre éducation ?
L’attention aux autres par ma mère et l’importance d’être lucide par mon père.
Les penseurs qui vous accompagnent ?
Je suis d’Oxford où la philosophie compte en général plus que la spiritualité. Mais, au fil du temps et de mes voyages, notamment en Amérique du Sud, j’ai découvert des auteurs comme Aldous Huxley et Manly Palmer Hall [auteur canadien dont les livres, non traduits en français, mêlent philosophie, mysticisme et ésotérisme], ainsi que des textes bouddhistes comme Le Livre tibétain des morts.