Emmanuel Kant et la nature déchaînée

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Emmanuel-Kant

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Cet article est issu du numéro 23 de Philosophie magazine « 23 - octobre 2008 », en kiosque le 25 septembre 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Face aux catastrophes naturelles, l’homme fait, selon le philosophe allemand, l’expérience du sublime. Entre plaisir et sidération, il découvre la raison qui lui donne la liberté.

Tremblements de terre, tempêtes de sable ou de neige, cyclones, tsunamis… Quand les éléments de la nature se déchaînent, l’homme semble être autant fasciné qu’il est condamné à l’impuissance. Pourtant, il se pourrait que de tels spectacles lui permettent de découvrir une part essentielle et insoupçonnée de son être.

Esthétique

Par ce mot, Kant n’entend pas une discipline consacrée à l’art. L’esthétique désigne la nature de l’expérience subjective qui est occasionnée par la représentation des formes naturelles ou artistiques. Cette expérience correspond à un jugement individuel qui s’accompagne d’un sentiment de plaisir ou de peine. Ainsi, nous estimons qu’une chose est belle lorsqu’elle éveille en nous une satisfaction désintéressée. Le beau et le sublime sont les deux expériences singulières étudiées par l’esthétique kantienne.

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