Les notions

La nature

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Opposée à la culture, la nature (mot issu du latin nascor : naître) est une notion fortement équivoque qui décrit à la fois un processus et un résultat, l’essence des choses et le monde qui les entoure (appelé alors : Nature, synonyme de Création ou de Cosmos). Elle est ce qu’il faut dévoiler et respecter, transformer et préserver. Tantôt conçue comme indestructible (ne dit-on pas qu’elle revient au galop quand on la chasse ?), tantôt comme ce qu’il y a de plus fragile, elle est ce qui se renouvelle sans cesse mais aussi ce qui est permanent. Cette ambiguïté invite à demander si la nature est bien un objet pour la raison plutôt qu’un désir ou une valeur. Étudiée prioritairement par la physique (du grec physis : la nature) : science des corps en mouvement, et par la biologie : science des êtres vivants, la nature est surtout pour la philosophie l’occasion d’une double interrogation : peut-elle servir de norme à nos conduites ? Peut-on vraiment parler de nature humaine ? Ce qui se joue alors derrière cette notion, ce n’est rien de moins que la possible dimension métaphysique de l’homme : sa liberté. 

 

Exemples 

Le poussin à quatre pattes

Convaincu que la nature ne fait rien en vain, Aristote soutient que non seulement chaque organe animal a sa fonction, mais encore que le règne des vivants est harmonieux. Pourtant, n’y a–t-il pas des cas observables où la finalité visée par la nature semble prise en défaut ? Tel est le cas des monstres, comme par exemple la naissance d’un poussin ayant quatre pattes. Mais Aristote montre que cette anomalie peut s’expliquer par un mélange accidentel qui a lieu dans l’œuf. Ainsi « le monstrueux est contre nature, non pas contre la Nature prise absolument, mais contre le cours le plus ordinaire de la Nature ». Il n’y a par conséquent dans l’apparition des monstres aucun prodige surnaturel. 

Les fourmis, l’araignée et l’abeille

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