Présidentielle / Parole d’ex-candidat
Gaspard Kœnig : “Faire de la politique oblige le philosophe à préciser ses idées”
Gaspard Kœnig en 2021. © Arnaud Meyer/Leextra pour PM
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Cet article est issu du numéro 158 de Philosophie magazine, en kiosque le 19 mars 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
À l’initiative du mouvement politique Simple, le philosophe Gaspard Kœnig a été candidat à l’élection présidentielle, avant de devoir renoncer, n’ayant obtenu que 107 signatures de parrainage. Nous l’avons interrogé sur le projet qu’il a tenté de porter durant cette campagne, celui de la « simplicité ».
Votre idée centrale est la « simplicité ». Vos sources philosophiques sont-elles du côté du libertarisme, qui prône un « État minimal », ou bien de la décroissance et de la vie sobre chère à Henry David Thoreau ?
Gaspard Kœnig : Cette histoire de simplicité, plus je l’ai creusée, plus je l’ai trouvée riche. Elle permet de reformuler le projet libéral, en le rendant plus clair. Par exemple, simplifier le système des aides sociales, cela donne le revenu universel. Simplifier la fiscalité, c’est éliminer les niches. Ce n’est pas un hasard si Alexis de Tocqueville, premier penseur de la simplification administrative, a écrit Quinze Jours dans le désert, où il raconte une randonnée à cheval dans les forêts primaires du Michigan et fait l’éloge de la vie simple à la Thoreau. La simplicité est aussi une discipline de vie.