Inspiré, jouisseur, sage ou marathonien: quatre idées du bonheur

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Inspiré, jouisseur, sage ou marathonien: quatre idées du bonheur

© Nazario Graziano / Colagene pour PM

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Cet article est issu du numéro 71 de Philosophie magazine « 71 - été 2013 », en kiosque le 04 juillet 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

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L’inspiré

À la façon de Friedrich Nietzsche stigmatisant « l’odieux faux monnayage » psychologique à l’œuvre dans l’idée que « l’homme aspire au bonheur », vous haussez les épaules face à la promotion contemporaine d’une existence à la coule. La vie juste n’est pas un long fleuve ataraxique mais « volonté de puissance » : elle vire autour de sentiments extrêmes qui, tout comme les rocs contre lesquels rebondit le torrent, sont autant de points sail­lants de votre biographie. L’esprit, son imagination et ses désirs sont pour vous premiers et vous condamnent à un déséquilibre perpétuel d’avec le corps, la tête forçant le corps à lui courir après pour ne pas se retrouver lâché en pleine nature. De fait, la maladie est, selon Nietzsche, une étape essentielle vers « la grande santé ». C’est qu’il s’agit avant tout de s’arracher à la morne plaine de la réalité : « Anywhere out of the world ! » (« N’importe où hors du monde ! »), comme n’aura de cesse de le répéter Baudelaire en par­ti­cu­lier et la tradition romantique en général.
 

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