Questionnaire de Socrate

Jean-Claude Casadesus, un chef d’orchestre en Nord

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Jean-Claude Casadesus, un chef d’orchestre en Nord

Jean-Claude Casadesus. © Stéphane Mortagne/ La Voix du Nord/Maxppp

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Cet article est issu du numéro 195 de Philosophie magazine « Moi, moi et encore moi. Comment sortir de sa bulle ? », en kiosque le 04 décembre 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Après des débuts comme timbalier principal de l’Orchestre Colonne en 1959, Jean-Claude Casadesus a dirigé l’Orchestre National de Lille pendant près de quarante ans, jusqu’en 2016. Pour fêter ses 90 ans, c’est au pupitre du premier qu’il revient, au Théâtre des Champs-Élysées le 25 janvier, avec un programme qu’il maîtrise sur le bout des doigts, dont la Symphonie fantastique de Berlioz et l’ouverture de La Force du destin de Verdi. Celui qui a appris la musique à la dure s’évertue désormais à la transmettre par les gestes les plus mesurés et choisis.

 

La force du destin, vous y croyez ?

J’ai encore une photo de moi à 4 ans, en barboteuse, avec un violon à la main. C’est mon grand-père qui m’a posé pour la première fois l’instrument dans les bras. Son propre père, expert-comptable, était fou de musique. Pour assouvir sa passion et agrémenter son salaire, il partait jouer dans les boîtes de nuit. Il avait décidé que ses enfants seraient musiciens et, en rentrant de ses concerts, il les réveillait pour leur demander d’identifier les notes. S’ils échouaient, c’était la claque assurée ! Ils ont tous fini par avoir l’oreille absolue. Une autre époque. 

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