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Jeux vidéo : le règne des fantômes

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Jeux vidéo : le règne des fantômes

“The Legend Of Zelda: Skyward Sword” © 2021 Nintendo

« Comment les morts peuvent-ils envoyer des emails ? », se demandait récemment le philosophe australien Patrick Stokes dans The Conversation (en anglais), en réaction à la réception d’un courriel de réponse automatique… d’un collègue décédé.

Avec le numérique, qui a démultiplié la quantité et la diversité des données que nous accumulons sur chaque « âme digitale », les traces que les absents laissent dans le monde des vivants sont devenues si nombreuses qu’elles semblent brouiller l’ordre du temps : le passé n’est plus en arrière, il hante constamment le présent. Le jeu vidéo ne fait pas exception à la règle. Les avatars virtuels survivent à leurs possesseurs, les parties sauvegardées perdurent, et les records établis par les morts restent dans la mémoire des machines. Notre journaliste Nicolas Gastineau analyse cette évolution à la lumière de la notion d’hantologie, développée par Jacques Derrida.

Cet entretien a été réalisé en partenariat avec Stories, le magazine d’Ubisoft, numéro un du jeu vidéo français.

Quand nos chers disparus... reviennent en pixels