Asie / Politique

Ken’ichi Mishima: “Le Japon est en train de dilapider son capital de paix”

Temps de lecture : 3 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 93 de Philosophie magazine « Être ou avoir ? », en kiosque le 24 septembre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Passer d’une « Force d’autodéfense » à une force d’intervention, telle est la volonté du Premier ministre japonais. Pour cela, il lui faut réviser la Constitution, pacifiste. Les conséquences analysées par le philosophe Ken’ichi Mishima.

Quelle signification a le projet de révision constitutionnelle pour le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe ?

Ken’ichi Mishima : Abe ne cesse de dire qu’il aimerait abolir la Constitution d’après-guerre. Or c’est impossible, car une révision de ces règles exigerait une majorité des deux tiers dans les deux chambres. C’est la raison pour laquelle le gouvernement Abe, sous prétexte de garantir la « vie heureuse des citoyens », essaie de contourner la Constitution et d’introduire des lois visant à la sécurité nationale. La plupart de nos constitutionnalistes les jugent anticonstitutionnelles. Mais si le projet d’Abe franchit l’obstacle parlementaire, une structure d’ordre se constituera qui pourra, en coopération avec les États-Unis, envoyer des troupes dans le monde entier.

Cet article est réservé aux abonnés