Généalogie

La corruption

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La corruption

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Cet article est issu du numéro 44 de Philosophie magazine « 44 - novembre 2010 », en kiosque le 28 octobre 2010. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L’argent est-il le grand corrupteur de l’humanité ? Si pour certains philosophes, il est l’intermédiaire universel qui permet tous les échanges, pour la plupart il tend à détruire toutes les autres valeurs et nous expose à la vénalité.

La vérité n’est pas à vendre

Platon (IVe siècle av. J.-C.)

La vérité n’a pas de prix. Celui qui se fait payer pour l’enseigner la ravale au rang de simple technique, comme le potier se fait payer pour enseigner son savoir pratique. « L’art du sophiste n’est autre chose que l’art de gagner de l’argent par la discussion », affirme Platon dans Le Sophiste. Le sophiste corrompt la vérité : il est vénal et flatteur – en tous points, il s’oppose au philosophe.

 

Les vices font la prospérité

Mandeville (1714)

En 1714, Mandeville imagine dans La Fable des abeilles une ruche prospère et puissante, où règnent goût du luxe et corruption. Les dieux la rendent un jour vertueuse. De la disparition des vices et de l’appât du gain naît l’harmonie sociale, puis le marasme économique et la ruine de la nation. Conclusion : « Il faut que la fraude, le luxe et la vanité subsistent, si nous voulons en retirer les doux fruits. »

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