La galaxie Bergson

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Cet article est issu du numéro 112 de Philosophie magazine « À quoi tient l’autorité ? », en kiosque le 24 août 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Ceux qu’il a lus

Kant (1724-1804)

Bergson achève son Essai sur les données immédiates de la conscience par une critique de Kant. Ce dernier affirme l’impossibilité de toute connaissance métaphysique, puisque seuls les phénomènes nous sont accessibles, et non la chose en soi. Bergson considère, lui, que la durée, mode de vie de la conscience, permet ce type de connaissance : elle nous implique en effet au cœur des choses.

Comte (1798-1857)

Avec le positivisme triomphe l’idée d’un progrès de la raison et des sciences. Une telle vision de l’histoire, qui suppose d’avancer vers un but prédéterminé, éclipse toutefois l’élan vital pour ne plus décrire qu’un mouvement mécanique. Bergson rétorque : « On ne prévoit les phénomènes physiques qu’à la condition de supposer qu’ils ne durent pas comme nous, et on ne mesure que de l’espace. »

Darwin (1809-1882)

Si Bergson reprend bien l’idée darwinienne d’évolution des espèces, ce n’est pas vraiment au sens où l’entend le naturaliste britannique. Dans L’Évolution créatrice, il est question non pas d’un phénomène physique, mécanique, qui animerait les êtres vivants, mais d’une force d’« essence psychologique », d’un « élan vital » qui ne peut se résumer aux effets de la sélection naturelle.

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