La théorie du choix social

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Cet article est issu du numéro 32 de Philosophie magazine « 32 - septembre 2009 », en kiosque le 27 août 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Ce qui nous fait bouger n’est pas tellement le constat que le monde est loin d’être juste – la plupart d’entre nous n’attendent rien de tel –, mais plutôt le fait qu’existent clairement des injustices auxquelles on peut remédier. […] L’une des limites de l’approche de l’injustice par le contrat social – approche particulièrement répandue dans la philosophie politique contemporaine [selon laquelle les hommes devraient choisir l’organisation de leurs institutions et de leurs règles avant d’entrer dans la vie sociale, dans la tradition qui va de Hobbes et Rousseau à Rawls, Ndlr] – réside dans la conviction injustifiée qu’il doit exister une combinaison précise de principes qui pourrait servir de base aux institutions sociales idéales. Contrairement à cette vision un peu étroite, la théorie du choix social [autre courant qui, de Condorcet à Kenneth Arrow, s’interroge sur les améliorations possibles des institutions et des lois existantes, Ndlr] offre la possibilité d’une pluralité de principes, tous en compétition et chacun avec un statut ayant fait l’objet d’un examen critique.

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