Pandémie

Vacciner les plus âgés, un choix d’équité ou d’utilité ?

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Vacciner les plus âgés, un choix d’équité ou d’utilité ?

Un homme âgé reçoit une dose du vaccin Pfizer BioNTech dans un centre de vaccination Covid-19 installé au stade de football Vélodrome de Marseille,  le 15 mars 2021 © Christophe SIMON / AFP

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Dans de nombreux pays, on a fait le choix de vacciner d’abord les personnes âgées contre le Covid-19. Un choix critiqué par certains, au nom de l’utilitarisme. Prioriser les vieux, est-ce vraiment maximiser l’utilité collective ? Une étude récemment parue aux États-Unis montre pourtant que « vacciner d’abord les plus âgés contre le Covid-19 sauve à la fois le plus de vies et le plus d’années de vie ».

 

La priorité accordée aux plus âgés et vulnérables dans la vaccination contre le Covid-19 a parfois été analysée au prisme de la pensée politique de John Rawls, dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance et le cinquantenaire de l’œuvre majeure, Théorie de la justice (1971). Disparu en 2002, le philosophe américain estimait notamment que les citoyens devaient déterminer les principes de justice gouvernant une société en se plaçant derrière un « voile d’ignorance », c’est à dire en imaginant ne pas connaître leurs caractéristiques ni leur position sociale : une expérience théorique, jugeait-il, qui devait les conduire, dans une société inégalitaire, à opter pour des principes plaçant dans la meilleure position possible les plus démunis. Ses écrits sont parfois explicitement cités dans les consignes de vaccination, par exemple par la Confédération helvétique, avec son principe « les plus malades d’abord ».

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